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Louis Arell, c'est une vie en chansons, des mélopées en colère,
des mots meurtris, des cris silencieux qui soudainement s'incarnent
dans une voix cherchant à éclaircir un monde résolument sombre à l'image
de l'adulte, froid et désespéré. C'est une parole d'innocence déchue,
de rêves avortés où perce un mystère grandissant qui finit dans des textes
aiguisés au couteau de l'ennui.
Après avoir bourlingué dans diverses formations en tant qu'interprète
et instrumentiste, Louis Arell s'empare seul des rênes de la chansons.
Ses chansons parlons en: Elles sont autant de pierres jetées au ciel par
désolation. De la secousse affirmée des consciences veules aux tendances
faussement gauchistes (l'Artiste, Madame,Monsieur) à la perte de
l'idéale amoureuse (Fracas) en passant par des lubies citadines (Métro)
. Livrées d'une façon on ne peut plus sincère, elles semblent vouloir
extirper l' enfant qui sommeille en nous afin qu'il puisse sous un regard tendre s'indigner encore de son époque.
Une révolution individuelle en chansons, Louis Arell s'affirme dans un
lyrisme définitivement accroché à un désir violent de vie. |
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